L’Océan à l’honneur : de la Conférence Seawilding à la consultation sur les Droits de l’Océan !

par | 26 Oct 2026 | News

Top départ pour la seconde édition de la Conférence Seawilding qui se tient du 28 au 30 octobre 2026 à Barcelone.

3 jours de discussions pour mettre l’Océan à l’honneur !

Affiche de la Conférence Seawilding 2026, du 28 au 30 octobre à Barcelone

La Conférence Seawilding 2026 : trois jours pour l’Océan

La Conférence Seawilding est le plus grand rassemblement interdisciplinaire consacré à la conservation et à la restauration de l’Océan en Europe du Sud.

Le thème de cette édition est le suivant : « An ocean with rights: from knowledge to transformative action », soit « Un océan doté de droits : du savoir à l’action transformatrice. »

Vague déferlant sur l’océan

Au programme ?

Des discussions entre scientifiques, juristes, gestionnaires d’aires marines protégées, philosophes, financeurs·euses et associations sur la question de la transformation de l’Océan d’ »objet » en « sujet » avec 3 questions directrices :

  • Que devons-nous transformer ?
  • Du « pourquoi » au « comment » ?
  • Qui est responsable ?

Science et droit, les deux axes de la conférence

Deux axes guideront la réflexion :

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la science

D’une part, la science avec le Rapport d’évaluation de l’IPBES sur le changement transformateur (2024).

En effet, l’IPBES (Plateforme intergouvernementale scientifique et politique sur la biodiversité et les services écosystémiques), appelée également le « GIEC de la biodiversité », a identifié trois causes profondes de la perte de la nature : la déconnexion, la domination et la priorité accordée au profit à court terme.

Il propose cinq stratégies pour y remédier :

  • Préserver et régénérer les lieux de valeur,
  • Opérer un changement systémique dans les secteurs en dégradation,
  • Transformer l’économie en faveur de la nature,
  • Mettre en place une gouvernance inclusive et adaptative,
  • Transformer les visions et les valeurs.
Logo de l’IPBES, Plateforme intergouvernementale sur la biodiversité et les services écosystémiques
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Le droit

D’autre part, le droit avec les Droits de l’Océan comme concept juridique pour répondre aux causes de l’effondrement de la biodiversité et assurer la mise en œuvre des 5 stratégies mentionnées ci-dessus.

Des sujets tels que la réintroduction d’espèces marines et réseaux d’aires marines protégées, le financement de la restauration des écosystèmes marins, la gouvernance et l’aménagement de l’espace marin ou encore la culture océanique seront également abordés.

L’objectif de cette conférence ?

Traduire les preuves scientifiques et la dynamique juridique en un programme d’actions de restauration des écosystèmes marins.

 

François Sarano invité à Barcelone

Longitude 181 y participe : François Sarano donnera une conférence intitulée « Roommates of Planet OCEAN » le mercredi 28 octobre 2026 ! Le cœur de son intervention sera de discuter de la nécessité de devenir des « coloca-terres » et de réconcilier l’humanité avec le vivant marin.

Pourquoi reconnaître l’Océan comme un sujet de droit ?

Les droits de l’Océan, un concept juridique en plein essor

La gouvernance de l’Océan est actuellement construite sur une logique d’extraction et d’exploitation ce qui entraine des conséquences dévastatrices : les récifs se font plus silencieux, les côtes se transforment, la faune marine disparaît.

Or, l’Océan n’est pas une ressource à exploiter. Il s’agit d’un système vivant et interconnecté qui soutient la vie sur Terre et possède une valeur intrinsèque allant au-delà de son utilité pour l’humanité.

Le reconnaître est la première étape indispensable vers la redéfinition de la relation de l’humanité avec l’Océan et une meilleure restauration et protection de ses écosystèmes.

La Conférence Seawilding offre précisément un forum pour explorer la façon dont les Droits de l’Océan peuvent transformer cette gouvernance.

Les Droits de l’Océan sont un concept juridique permettant de concrétiser le changement de paradigme nécessaire.

Il ambitionne à redéfinir les cadres juridiques et de gouvernance en promouvant une approche fondée sur la réciprocité et la gestion responsable, et en reconnaissant à l’Océan le droit d’exister, de prospérer, de préserver son intégrité écologique et d’être restauré, indépendamment de sa valeur utilitaire.

Ce mouvement est aujourd’hui en pleine expansion et gagne en maturité juridique avec des précédents juridiques solides en Equateur, Espagne ou encore en Nouvelle-Zélande.

Banc de poissons nageant au-dessus d’un récif de corail

Longitude 181 rejoint le collectif Ocean Rights

D’ailleurs, Longitude 181 s’engage pour la reconnaissance des Droits de l’Océan et a rejoint le collectif Ocean Rights ! Ce collectif, coordonné par Ocean Vision Legal,  est composé d’un groupe international et diversifié de personnes, d’organisations, de gouvernements et d’institutions engagés à promouvoir une relation éthique entre l’humanité et l’Océan.

Une consultation sur les Droits de l’Océan débute en octobre 2026 !

La Seawilding Conference marque aussi le lancement d’un processus de consultation mondial sur les Droits de l’Océan.

Cette consultation, initiée par Ocean Vision Legal, a pour objectif de mettre en place un processus inclusif et interdisciplinaire visant à explorer les questions fondamentales nécessaires à la définition des Droits de l’Océan : qu’est-ce que l’Océan ? Qu’est-ce qui le rend digne de respect et de protection en tant que tel ? Quelles responsabilités avons-nous à son égard ? Et comment ces réflexions devraient-elles façonner l’avenir de la gouvernance de l’Océan ?

Nous sommes convaincus qu’une réforme juridique efficace et adaptée nécessite une compréhension approfondie de l’Océan. Pour ce faire, nous souhaitons interroger différentes disciplines, secteurs, cultures, régions et juridictions afin de constituer une base factuelle permettant de comprendre chacune de ses dimensions : écologiques, sociales, culturelles et de gouvernance.

Cette diversité de points de vue nous permettra de définir les fondements philosophiques, éthiques et juridiques d’un futur cadre international qui reconnaît et protège la valeur intrinsèque de l’Océan, tout en identifiant des pistes concrètes pour sa mise en œuvre.

Gouvernements, peuples autochtones et communautés locales, scientifiques, juristes et défenseurs de l’Océan sont donc invités à partager leurs contributions.  

Alors, à vos claviers !

Mathilde Hoarau

Affiche du collectif Ocean Rights avec le slogan « Be a voice for the ocean »

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