Un requin à protéger : l’aiguillat commun


Reprenons notre découverte des requins à protéger en Méditerranée dans le cadre de notre programme “Requin blanc Méditerranée “! Après le gigantisme du requin pèlerin, nous vous invitons cette semaine à faire connaissance avec un requin bien plus petit et moins connu mais tout aussi important à protéger : l’aiguillat commun. 

Un petit requin au corps élancé

L’aiguillat commun ou Squalus acanthias est un petit requin fortement migratoire que l’on rencontre sur le plateau continental à l’échelle mondiale, aussi bien dans les eaux tempérées que boréales. Il se trouve souvent en grandes agrégations juste au dessus du fond de mer.  Son corps est élancé et présente une forte épine à chaque nageoire dorsale. De couleur grise, il présente un ventre plus clair et des points blancs alignés sur le dos.

Malgré sa petite taille (1,20 m au maximum), sa croissance est lente et varie entre les mâles et les femelles. Ces dernières sont généralement un peu plus grandes que les mâles (0,7 m pour les femelles contre 0,6 m pour les mâles). La gestation dure de 18 à 24 mois et est une des plus longues connues chez les vertébrés !

Un requin en danger d’extinction

Les aiguillats communs ont tendance à se déplacer et chasser en groupe nombreux ce qui leur a valu le surnom de chiens de mer (dogfish en anglais). Très prisé pour la consommation, ce surnom est d’ailleurs souvent affiché sur les étals mais il ne faut pas s’y méprendre, c’est bien du requin que vous mangez! Bon à savoir: il est souvent utilisé pour le fish and chips britannique.

Cette tendance au rassemblement en groupe associée à une maturité sexuelle tardive et une longue gestation en font des cibles faciles et donc extrêmement vulnérables aux pression de pêche.

En Méditerranée, l’aiguillat commun est aujourd’hui classé “en danger d’extinction” par l’UICN.