Y a-t-il plusieurs types d’orques ?


Longitude 181, au travers de son programme “Agir pour protéger” et notamment de “Ocean academy”, donne régulièrement la parole à la jeune génération. Ces ados hériteront directement de l’impact de nos actions actuelles. Qu’en pensent-ils ? Qu’est ce qui les intéresse ? Aujourd’hui, nous lisons Emmanuel, 17 ans, qui s’est intéressé aux Orques.

C’est sans aucun doute l’un des mammifères marins les plus connus et appréciés du grand public. Facilement reconnaissable grâce à sa taille imposante, sa coloration inhabituelle et ses grandes taches blanches. Fort de ses 9m80 pour un poids de 8 tonnes (dimension maximale chez les mâles, les femelles quant à elles mesurent au maximum 7 m pour 5 tonnes, source : DORIS), il règne sur le milieu marin, de sorte que des proies aussi diversifiées que poissons, calmars, oiseaux, phoques, éléphants de mer, ses cousins les dauphins et les baleineaux, ont appris à le craindre.

Chaque groupe familial d’orques aurait son dialecte

Mel orque male photo Francois SaranoAu-delà de leurs taille et force exceptionnelles, les orques disposent également d’une intelligence et d’un sens tactique sur-développés, leur permettant de s’attaquer à plus gros ou plus nombreux qu’elles.

Malgré la fascination mêlée d’admiration qu’elles exercent auprès du public depuis une cinquantaine d’années, les orques sont, comme une écrasante majorité des habitants des océans, largement méconnues. Cependant, des études récentes sur leurs modes de communication ont révélé une particularité intrigante :  basés sur différents sons émis en expulsant l’air de leur évent, ils se déclineraient en différents dialectes au sein d’une même espèce. Chaque groupe familial présente un répertoire de sons différent, mais en règle générale, plus le lien de parenté est fort entre deux groupes d’orques, plus leur expression est similaire. Il a également été observé dans certaines zones géographiques, comme la côte ouest du Canada par exemple, des groupes utilisant des émissions sonores très différentes les unes des autres.

Des populations distinctes cohabitant dans une même zone

C’est ainsi qu’ont pu être identifiées différentes populations d’orques ne se reproduisant pas entre elles, ayant des régimes alimentaires divergents, et possédant quelques différences physiques les différenciant d’un membre d’un groupe cousin, dans une même zone géographique. On peut citer en exemple, encore au Canada, les orques dites “nomades” chassant des mammifères marins, comme des otaries, et celles dites “résidentes”, se nourrissant de poisson. 

les types

 

 

Ces différents groupes sont appelés écotypes, et on en compte aujourd’hui dix, répartis dans différentes mers …

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Et aujourd’hui ?

Cependant, à l’heure actuelle, on ne sait pas si les orques sont déjà devenues des espèces distinctes (quoique encore très apparentées), des sous-espèces, des genres, ou si on doit encore considérer l’orque comme une seule et même espèce. Selon Lance Barrett-Lennard “Utiliser correctement ces termes signifie réviser formellement la taxonomie de l’épaulard, ce qui n’a pas encore été fait”. Mais qui pourrait l’être dans un futur proche. 

En effet, l’IUCN (Union Internationale pour la Conservation de la Nature) a déclaré que la classification de l’orque allait être revue et probablement divisée en plusieurs parties.

L’intérêt de cette subdivision, au-delà de l’aspect scientifique, est également important pour la protection de l’espèce – ou des espèces. Cela permettrait de regarder la population mondiale d’orques non pas comme une seule entité, hors de tout danger d’extinction, mais comme de multiples populations aux cultures diverses, chacune pouvant être en danger bien plus facilement, car les écotypes sont répartis sur des zones spécifiques, spécialisés dans un certain type de nourriture pouvant facilement se raréfier et donc dépendant des ressources de cette zone. Plusieurs populations distinctes d’orques sont déjà considérées en danger. L’exemple le plus connu étant celui des Orques résidentes du Sud sur la côte ouest de l’Amérique du Nord qui souffrent du manque de saumon chinook et de la pollution sonore, et qui sont aujourd’hui réduites au nombre inquiétant de moins de 80 individus.”

Emmanuel Ballif, 17 ans, adhérent de L181

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