Programme Requins 1


Pourquoi ?Les faitsEn savoir plus

  • N’achetez pas de souvenirs arrachés à la mer comme les dents de requin
  • Boycottez les restaurants qui servent de la soupe d’ailerons de requin

Depuis plus de 10 ans, la pêche des requins s’intensifie au point de mettre en péril les espèces les plus fragiles. Cette pêche est liée au développement du commerce des ailerons, utilisés pour faire des soupes très prisées sur le marché asiatique. La demande est telle que les trafiquants offrent aux pêcheurs jusqu’à 150 € par kg d’ailerons !

Chaque année, des dizaines de millions de requins sont massacrés à seule fin de prélever les nageoires : le corps mutilé du poisson vivant est rejeté à la mer ! Car la chair du requin n’est pas commercialisable.
Il ne s’agit pas d’une pêche pour nourrir des populations, mais d’un trafic qui rapporte d’énormes profits, sans souci du lendemain.
Il s’attaque à toutes les espèces (requins côtiers, requins du large et requins des grands fonds). A ce rythme, les requins auront pratiquement disparu des océans dans quelques années.…
Car la pêche prélève les requins de toutes tailles (adultes et jeunes). Elle ne laisse donc pas aux jeunes individus le temps de se reproduire pour assurer la survie des populations. D’autant plus que les requins se reproduisent lentement, comme les baleines. Ils ne sont adultes qu’à l’âge de 3 à 7 ans selon les espèces, la plupart n’ont qu’un petit nombre de jeunes à la fois.
Les requins sont donc des animaux particulièrement vulnérables à une forte pêche.

Dès 2003, et en accord avec la Charte Internationale du Plongeur Responsable qui demande le boycott de la soupe d’ailerons de requins, Longitude 181 Nature a décidé de lancer une campagne contre le commerce des ailerons

Nous nous sommes rapprochés d’autres associations et de Centres de plongée Ambassadeurs.

Ensemble, nous voulons montrer que la protection des requins, accompagnée d’un éco-tourisme raisonné,
est non seulement une nécessité éthique et écologique, mais qu’elle peut être une alternative économique à la pêche

Communiqué de Presse 7 juin 2013

 Chasse aux requins : le Tribunal Administratif de La Réunion donne raison aux associations Sea Shepherd, ASPAS et longitude 181*

Suite au dernier accident à la Réunion – qui a coûté la vie à un touriste de 36 ans- Thierry Robert, maire de Saint-Leu avait émis un arrêté municipal appelant à la pêche des requins dans les eaux de sa commune, pourtant classées Réserve Marine Nationale. L’arrêté en question offrait par ailleurs d’acheter aux pêcheurs volontaires, les 40 premiers requins, au prix de 7 euros le kilo – soit près de 2000 euros pour un requin de 300 kilos, aux frais du contribuable.

Sans grande surprise, le Tribunal a invalidé aujourd’hui cet arrêté soulignant d’une part l’incompétence du député maire de Saint-Leu pour déroger au régime de protection de la Réserve, et d’autre part le caractère inapproprié et disproportionné de la mesure. Il n’est en effet pas établi qu’une population sédentaire de requins bouledogues soit présente sur le territoire de St-Leu ni que des prélèvements réduiraient les risques d’agression. Monsieur T. Robert était parfaitement conscient de l’illégalité de cette décision puisqu’il n’en est pas à son coup d’essai. Ce faisant, il n’a donc pas hésité à inciter les pêcheurs à enfreindre les lois de la République et à s’exposer à des poursuites.

Le député maire de Saint-Leu, s’il a pris l’habitude d’engager des arrêtés municipaux qu’il sait parfai- tement illégaux ne semble en revanche pas prendre en considération les mesures qui relèvent elles, pleinement de sa compétence. A savoir, améliorer le traitement des eaux usées de sa commune qui sont l’un des stimuli connus pour attirer les requins bouledogue près des spots de surf. Monsieur T. Robert se rend ainsi en grande partie responsable de la situation aux abords de sa commune et dans le même temps, tente malhonnêtement de récupérer à son compte les retombées de cette crise qui risque bien de faire encore des victimes, côté requins et côté surfeurs.

Au conditionnement par l’irrationnel, il y a lieu de répondre par la mise en oeuvre de la responsabilité de chacun, à commencer par celle de tous ceux, qui, sous couvert de la représentation démocratique, abusent de leurs pouvoirs et les détournent.

Nos associations quant à elles, n’auront de cesse d’appeler à la raison, de démontrer qu’il y a place pour tous les usagers de la mer aux côtés des requins et de faire valoir le droit pour protéger la Réserve Marine Nationale mais aussi de relayer dans l’opinion nationale et internationale, la façon dont la France gère cette “crise requins”. Il en est de la préservation des valeurs les plus fondamentales que sont la biodiversité et partant, l’humanité.

LONGITUDE 181 – SEA SHEPHERD France – ASPAS

* En partenariat avec la Fondation Brigitte Bardot


Communiqué de Presse 17 mai 2013

Les associations Longitude 181, ASPAS et Sea Shepherd déposent un recours commun contre l’arrêté du Maire de Saint Leu, Thierry Robert.

L’escalade et la surenchère sont à l’oeuvre dans les prises de paroles et de positions des différents responsables politiques réunionnais, au sujet de la gestion de la crise requin à la Réunion.

A partir de concepts basés sur des conjectures, nous voyons naître une communication dont les éléments de langages sont : « la nécessaire pêche raisonnée des requins trop nombreux et plus agressifs que par le passé pour un retour à l’équilibre ».

Le député maire de St Leu va jusqu’à qualifier cette espèce d’ « hautement nuisible » pour l’Homme. Ce faisant, il décide de façon unilatérale d’organiser une campagne de pêche aux requins bouledogues sur le territoire maritime de sa commune. Or, ce territoire appartient entièrement à celui de la Réserve Marine de la Réunion (hormis le port de St Leu).

Cet arrêté est emprunt d’illégalité sur de nombreux points. Aussi nos associations déposeront, dès mardi matin, auprès du tribunal administratif de la Réunion un recours en référé suspension. Nous avons, entre autres, la ferme intention de demander une réparation pécuniaire conséquente pour chaque requin pêché illégalement dans l’espace protégé de la Réserve Marine de la Réunion.

Il semble évident que l’argent public que Monsieur Thierry Robert s’apprête à dilapider de manière illégale serait bien mieux employé à améliorer le traitement des eaux usées et pluviales sur sa commune. En effet, l’état de délabrement des réseaux d’assainissement et les pollutions qu’ils provoquent régulièrement dans le littoral saint leusien, sont sans aucun doute bien plus responsables des accidents entre humains et requins sur cette commune que les requins eux-mêmes, ou encore que la Réserve Naturelle Marine.

LONGITUDE 181 – SEA SHEPHERD France – ASPAS


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