Programme Requins


Pourquoi préserver les requins ?Comment agir ?Les campagnes En savoir plus

Pourquoi  ce programme ?

Pourquoi les requins, grands cétacés et grandes raies sont-ils des animaux très vulnérables ? Pourquoi leur protection a-t-elle du sens ?

Ce sont les plus fragiles

  • Les requins ont une durée de vie longue (10 à 80 ans selon les espèces), une maturité sexuelle tardive (ils se reproduisent vers 4 à 10 ans) et une faible fécondité (qqs petits à 30 par portée, et tous les 1 à 3 ans).
  • Ces caractéristiques font que le renouvellement de leurs populations est très lent et que leur adaptabilité aux changements du milieu est très faible. Ils sont donc très vulnérables à la surpêche et aux destructions du milieu où ils vivent.

Ce sont les meilleurs indicateurs de l’état de santé des écosystèmes

  • Leur grande longévité et leur fragilité font des requins les meilleurs témoins de la bonne santé des écosystèmes : si les grands (vieux) individus sont présents, c’est que l’écosystème se porte bien.
  • L’absence des grands requins, en revanche, montre sans conteste que l’écosystème est gravement perturbé

Ce sont des « Espèces Remparts »

  • Leur survie nécessite la préservation de l’ensemble de l’écosystème dont ils dépendent.
  • Leur sauvegarde garantit donc la protection de toutes les autres espèces.

 Les faits

– L’homme est directement responsable de la disparition des requins.
– Chaque année, il massacre des dizaines de millions de requins dans le monde pour alimenter un fructueux trafic et non pour nourrir l’humanité.
– Les populations de la plupart des grandes espèces ont été décimées à 90 %

 Depuis les années 1990, l’explosion de la pêche des requins dans le monde entier a mis en danger la survie de la plupart des 530 espèces. Quelles sont ces pêches ?

  • La pêche ciblée pour les ailerons = principale menace

    Les requins sont pêchés uniquement pour les nageoires : le corps mutilé du poisson vivant est rejeté à la mer ! Les ailerons séchés, qui servent à faire des soupes très prisées en Aise, sont achetés jusqu’à jusqu’à 150 € /kg aux pêcheurs ! Ils alimentent un fructueux trafic qui a fait exploser la pêche au niveau mondial : navires industriels et embarcations artisanales, tous ratissent les mers, attirés par l’appât du gain.Il ne s’agit donc pas d’une pêche pour nourrir des populations, mais d’un trafic basé sur un caprice de gourmet, qui rapporte d’énormes profits, sans souci du lendemain.

Tous les requins sont menacés car la pêche prélève aveuglément toutes les espèces (de l’immense requin baleine aux petites émissoles), dans tous les milieux (surface et grandes profondeurs), des individus de toutes tailles (adultes et jeunes). Elle ne laisse donc pas aux jeunes individus le temps de se reproduire pour assurer la survie des populations.

De façon plus accessoire, les requins sont utilisés pour des produits bien futiles qui ne justifient pas leur pêche : huile du foie pour fabriquer des crèmes hydratantes, cartilage censé être anti-cancéreux ou antiasthmatique, peau pour la maroquinerie de luxe, dents pour les bijoux…
Les pays qui pêchent le plus de requins sont : l’Indonésie, l’Espagne, l’Inde, les USA et Taïwan. Viennent ensuite, en Europe, la France et le Portugal.

  • la capture accidentelle par des engins qui recherchent d’autres espèces :

    Les requins sont pris de façon accidentelle par des engins de pêche qui ne leur sont pas destinés. Ils sont alors considérées comme « captures accessoires » et donc ils ne sont souvent pas comptabilisés.Cette menace indirecte, souvent peu connue du public, représente un nombre de requins difficile à estimer mais certainement considérable.

Quels sont les engins ?

  • longlines et sennes tournantes (*) qui recherchent les grands poissons pélagiques (thons et espadons) :
  • chalut de fond et palangre de fond : des engins très peu sélectifs :
  • les grands filets maillants dérivants, pourtant interdits au niveau mondial, qui capturent tout ce qui vit près de la surface, requins compris (dauphins, tortues,…).

Les captures accidentelles sont la seule menace pour les requins de Méditerranée : contrairement aux requins des océans Indien et Pacifique, les requins de Méditerranée n’ont jamais été pêchés pour leurs ailerons.

(*) Renvoyer vers la page pêche où l’on mettra les dessins de ces engins de pêche à prendre p 18 et 19 de la brochure « vive les requins »

  • L’élimination pour les besoins de certaines activités aquatiques   : De façon plus anecdotique, le développement des activités balnéaires a multiplié les chances de rencontres avec les requins. Dans certaines régions (sud de l’Australie, ouest de la Réunion ou Afrique du sud) l’homme revendique le droit de pratiquer ses loisirs, notamment le surf, où il veut et quand il veut, sans restrictions.

Cette menace anecdotique n’en est pas moins scandaleuse : L’homme veut profiter d’une nature, sans se soumettre à ses lois, ni respecter les autres habitants du littoral qui, eux, sont pourtant chez eux et devraient être prioritaires.

Résultat, la pêche aux requins par ligne appâtée et l’utilisation des filets anti-requins tendus en travers des baies occasionnent d’inutiles et stupides massacres.


 Les requins en chiffres

  • 800 000 tonnes de requins sont officiellement pêchées chaque année dans le monde, selon la FAO1. Mais, compte tenu des captures non déclarées, la quantité réelle serait de 1,6 million de tonnes, peut-être plus.
  • Toutes les populations de requins sont touchées dans le monde. Certaines sont décimées à plus de 90 %, notamment en Méditerranée.
  • 40% des espèces de requins de Méditerranée sont menacées d’extinction

FAO1 : Organisation d

es Nations Unies pour l’Alimentation et l’Agriculture

UICN2 : Union Internationale pour la Conservation de la Nature


Statut des requins et raies du monde d’après la Liste rouge de l’IUCN, 2014

 – 74 espèces de requins sont menacées d’extinction (Threatened)

– 67 espèces sont presque menacées (Near Threatened)

– Pour 209 espèces, les données sont dites « insuffisantes » (Data Deficient) car les scientifiques ne disposent pas d’informations suffisantes pour se prononcer : les requins pêchés en masse pour leurs ailerons échappent bien évidemment à toutes statistiques. Mais il y a tout lieu de penser que la plupart de ces espèces sont, elles aussi, en danger.


Comment agir ?

 

Suivez les conseils de la :

–  N’achetez pas de souvenirs arrachés à la mer comme les dents de requin

–  Boycottez les restaurants qui servent de la soupe d’ailerons de requin, les poissonneries qui proposent de la viande de requin, sous le nom de « saumonette » ou de « chien de mer »

Distribuez autour de vous le flyer et discutez avec restaurateurs et revendeurs pour les convaincre.

Soutenez les associations qui luttent pour la préservation des requins.

Soyez attentifs dans vos achats et refusez les produits qui contiennent des substances issus des requins : crèmes de beauté à base de squalane (tiré de l’huile de foie) ou gélules contre les douleurs articulaires à base de cartilage .

 

Les campagnes actuelles  : Longitude 181 s’engage pour protéger les requins

Depuis 2003, Longitude 181 mène campagne pour la protection des requins. Elle a été l’une des premières associations françaises à alerter sur le développement fulgurant du finning et sur le fructueux trafic qu’il alimente. De la Polynésie française à l’Europe, de l’île de la Réunion à la Méditerranée, elle ne cesse de lutter contre la destruction des populations de requins

Le programme Requin Blanc Méditerranée (depuis 2014) : étude et protection des requins en Méditerranée.

Avec un double objectif :

  • mieux connaître la biologie et l’éthologie du requin blanc et les autres requins de Méditerranée,
  • sensibiliser le grand public, les pêcheurs et les gouvernements afin de mettre en place, ensemble, des mesures de protection efficaces.

pour en savoir plus ” aller à la page programme requin blanc Méditerranée”

 

Pour un vivre ensemble harmonieux à la Réunion (depuis 2012) : avec un collectif d’associations

En 2012, Longitude 181 rejoint l’ASPAS et Sea Shepherd France dans les dépôts de plainte contre les décisions abusives des élus locaux pour l’élimination infondée des requins sur l’île de la Réunion. Depuis, avec le collectif, elle mène une action assidue pour parvenir à une cohabitation harmonieuse avec les requins.

Alertée dès 2012 par l’un de ses centres ambassadeurs de la charte (mettre un lien vers la page centres ambassadeurs du site) sur l’élimination systématique des requins, Longitude 181 s’efforce de faire entendre la voix de la raison dans un contexte très politisé et très vindicatif, entretenu par une petite minorité de surfeurs et pêcheurs réunionnais.
Pour en savoir plus Aller à la page “requin réunion»

les succès des anciennes campagnes

 Premier combat : les requins en Polynésie française (2003-2007)
Plus de 40 000 signatures, récoltées sur papier et envoyées semaine après semaine au gouvernement polynésien, ont obtenu en 2007 une loi de pays qui interdit la pêche des requins dans les eaux de toute la ZEE de Polynésie (la 2ème au monde) ainsi que le commerce de leurs produits sur le territoire polynésien.
Pour en savoir plus : Campagne pour la protection des requins en Polynésie 2003-2007

 

 Contre le finning sur les bateaux européens (2007-2012)
Longitude 181 a été l’une des premières structures à rejoindre la coalition européenne Shark Alliance et l’un des membres les plus actifs. Ensemble, grâce aux pétitions successives, à l’information du grand public, et au lobbying exercé sans relâche au niveau du parlement européen, nous avons obtenu l’interdiction du finning (découpe des ailerons de requin) à bord de tous les navires européens, quelle que soit la zone où ils pêchent dans le monde.
pour en savoir plus Mise en application d’un Plan d’Action Européen efficace pour la préservation des requins 2007-2012